4ème dimanche de carême

Je viens vous rejoindre en ce 4ème dimanche de carême : « laetare Jérusalem » (réjouis-toi Jérusalem) pour vous proposer un temps spirituel de communion fraternelle. En effet il n’est plus possible de se retrouver, momentanément, : corps du Christ rassemblé autour de son autel, autour de lui. Alors, avec Michel et Bruno, nous vous faisons cette proposition, d’un rendez-vous demain dimanche à 10h30 (entre l’heure de la messe de Jeanne d’Arc et celle de Don Bosco).

Nous vous proposons d’allumer chez vous une bougie, un luminion et d’ouvrir la Parole de Dieu en communion avec la messe que nous allons célébrer à votre intention au même moment, dans l’oratoire de Don Bosco.

L’évangile du jour est celui de l’aveugle-né dans l’évangile selon St Jean, chapitre 9, verset 1 à 41. (voir le texte en pièce jointe).

Proposition de méditation sur cet évangile de l’aveugle-né  :

Je vous propose de prendre tout votre temps pour lire ce texte, et si possible à voix haute.

C’est un texte qui mérite de le prendre dans sa version longue, pour nous aider à passer des ténèbres à la lumière. Cet évangile de l’année A est fait pour préparer les catéchumènes au baptême de Pâques : l’illumination. Ce texte est construit comme le procès de Jésus qui s’annonce, il veut nous prendre à témoin. N’allons pas trop vite dire : « mais moi je suis du bon côté, celui de Jésus ! » car la phrase finale de Jésus risque alors d’être pour nous : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : Nous voyons !, votre péché demeure. » Non, il nous faut lentement traverser un à un les obstacles pour les rendre présents dans ma vie, me laisser toucher par un mot, une attitude et glisser vers la lumière, me laisser saisir par le Christ, en abandonnant ce qui fait l’aveuglement de mon cœur, de mes décisions, de ma petite personne…

Du temps de Jésus l’infirmité est une punition de Dieu, cet aveugle de naissance est donc dans le péché, lui ou sa famille. Aujourd’hui des événements, des situations peuvent nous faire croire la même chose : cette épidémie n’est-elle pas une punition de Dieu !!!! Dire cela c’est rejeter les fautes sur les autres, ne pas être responsable de la situation, et surtout se mettre à la place de Dieu. Où en est ma foi ? Un Dieu bon qui veut le bonheur de l’homme ? Ou bien qui cherche à le punir ?

Pour ma part je me laisse toucher par cette phrase au milieu du texte : « Comment se fait-il qu’à présent il voie ? » Oui pour moi comment se fait-il que je puisse avoir la foi , moi aujourd’hui en 2020 ? Je trouve alors la réponse à la fin dans ce dialogue entre Jésus et l’aveugle : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » l’aveugle dit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Alors maintenant est-ce que je vais laisser le Christ me parler dans mon cœur ? Est-ce que je peux croire en sa présence, là à mes côtés ? et donc m’en réjouir (laetare).

Fraternellement et en union de prières :

Régis Coste



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- mis à jour le : jeudi 9 avril 2020 -