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« J’étais malade et vous m’avez visité »

Phrase toute simple de Jésus, sur laquelle se fonde l’action des Aumôneries des hôpitaux (AH) et du Service Evangélique auprès des Malades (SEM). Visiter les personnes souffrantes ou âgées est une démarche qui part du coeur : leur détresse nous touche. Pourtant, les accompagner ne va pas toujours de soi… Et si Jésus nous montrait la voie ? Que de rencontres entre le Seigneur et les malades dans l’Evangile ! Handicapés de naissance, affligés de maladies diverses, tourmentés par des esprits mauvais, ils se mettent en travers de sa route, avec leur cri ou leur silence.

Certains détails indiqués par l’évangéliste -un geste, une attitude, une parole du maître- peuvent nous éclairer, nous inspirer.
Quelques exemples, parmi une multitude :

Un aveugle était assis au bord du chemin de Jéricho… Jésus s’arrêta et commanda qu’on le lui amène ; il l’interrogea : « que veux-tu que je fasse pour toi ? » Lc 18, 35-41. Considérer que, même abattue, la personne visitée reste un être habité par un désir, une volonté. S’arrêter, s’asseoir auprès du lit ou du fauteuil, être là, en paix.

Au paralysé de Capharnaüm, Jésus dit : « Lève-toi, prends ta civière et va dans ta maison. » Mt 9. Non pas « Suis-moi », mais « Va ». Ne pas chercher à imposer à la personne âgée ou malade, dans sa fragilité, la foi de l’Eglise. Seulement être témoin par notre présence de la tendresse de Dieu notre père.

Une femme qui souffrait d’hémorragie depuis douze ans vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement… Jésus s’aperçut qu’une force était sortie de lui. Il se retourna … pour voir qui avait fait cela… Il lui dit « Ma fille, ta foi t’a sauvée… » Mc 5, 25-34. Entre le malade et le visiteur qui offre sa présence attentive, la confiance peut devenir une « planche de salut » : la maladie, l’âge sont toujours là, mais la peur, le désespoir cèdent du terrain.

Dans les récits évangéliques l’issue focalise souvent notre attention : le malade est guéri. Miracle ! Mais nous, visiteurs ?
Nous sommes aussi impuissants que le malade lui-même devant la souffrance ou la dépendance qui le minent, la fatalité de son handicap. Pourtant nos visites, que le Christ accompagne, peuvent faire de petits miracles… si l’on en croit ce paralysé gravement atteint : « Ces affections qui m’entourent, me soutiennent. Mieux, elles me portent. Et c’est grâce à la foi de ceux qui l’ont porté jusqu’à Jésus que le paralytique fut pardonné et guéri. »

Anne MILLAT



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- mis à jour le : vendredi 20 juillet 2018 -