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La spiritualité du Bienheureux Frédéric Ozanam

La spiritualité du fondateur de notre Société, inspire profondément les Vincentiens.

Le Bienheureux Frédéric Ozanam :

Milita pour le renouveau de la Foi universelle en Jésus Christ :

« Si nous ne savons pas aimer Dieu, car il semble qu’il faille voir pour aimer et nous ne voyons Dieu que des yeux de la foi, et notre foi est si faible ! Mais les hommes, mais les pauvres, nous les voyons des yeux de la chair ! Ils sont là et nous pouvons mettre le doigt et la main dans leurs plaies et les traces de la couronne d’épines sont visibles sur leur front ; et ici l’incrédulité n’a plus de place possible et nous devrions tomber à leurs pieds et leur dire avec l’apôtre : « tu es dominus et Deus meus ». Vous êtes nos maîtres et nous serons vos serviteurs, vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas et ne sachant pas l’aimer autrement, nous l’aimerons en vos personnes » [Lettre à Louis Jammot du 13 novembre 1836]

L’amour avant tout
« L’amour tient en ceci de la nature divine, qu’il se donne sans s’appauvrir, qu’il se communique sans se diviser, qu’il se multiplie ».

« Apprenons principalement à défendre nos convictions, sans haïr nos adversaires ; à aimer ceux qui pensent autrement que nous et que Dieu puisse être servi aujourd’hui comme toujours ».

Œuvra en harmonie avec l’élan civilisateur émanant des enseignements de l’Église à travers les temps :

« Il y a de la place pour toutes les œuvres de charité possibles, sans qu’elles se nuisent entre elles ».

« Au fond, la devise : liberté, égalité, fraternité est l’Evangile même »

Rêva d’établir un réseau de charité et de justice sociale qui enserrerait le monde entier :

« Je voudrais enserrer le monde dans un réseau de charité »

« La seule règle à poser pour les actions humaines, la seule loi qui doit les gouverner, c’est la loi d’amour »

« Oui, nous sommes des serviteurs inutiles ; mais nous sommes des serviteurs, et le salaire n’est donné qu’à la condition du travail que nous ferons dans la vigne du Seigneur en l’endroit qui nous sera assigné »
« Consoler c’est faire jaillir au milieu du chaos de la douleur la lumière de l’espérance, c’est un bienfait dont Dieu s’est réservé la dispensation ; comme à lui seul appartient le pouvoir de créer et de racheter, à Lui seul appartient aussi le pouvoir de consoler »

En parlant des pauvres :
« Nous devrions nous prosterner à leurs pieds et leur dire avec l’Apôtre : « Tu es mon maître ». (Lettre du 19 mai 1841 à Charles Ozanam)

« Vous êtes nos maîtres et nous sommes vos serviteurs ; vous serez pour nous les images sacrées de Dieu que nous ne voyons pas et, ne sachant pas l’aimer d’une autre manière, nous l’aimerons à travers vous ». (Lettre à Louis Janmot)

« La charité ne doit jamais regarder derrière elle, mais toujours devant, parce que le nombre de ses bienfaits passés est toujours très petit, et que les misères présentes et futures qu’elle doit soulager sont infinies »

L’assistance
« Nous croyons à deux sortes d‘assistance, dont l’une humilie les assistés et l’autre les honore […]. Oui, l’assistance humilie, quand elle prend l’homme par en bas, par les besoins terrestres seulement, quand elle ne prend garde qu’aux souffrances de la chair, au cri de la faim et du froid, à ce qui fait pitié, à ce qu’on assiste jusque chez les bêtes : car les indiens ont des hôpitaux pour les chiens, et la loi anglaise ne permet pas de maltraiter impunément les chevaux. L’assistance humilie, si elle n’a rien de réciproque, si vous ne portez à vos frères qu’un morceau de pain, un vêtement, une poignée de paille que vous n’aurez probablement jamais à lui demander si vous le mettez dans la nécessité douloureuse pour un cœur bien fait de recevoir sans rendre ; si en nourrissant ceux qui souffrent, vous ne semblez occupé que d’étouffer les plaintes qui attristent le séjour d’une grande ville, ou de conjurer les périls qui en menacent le repos.
Mais l’assistance honore quand elle prend l’homme par le haut, quand elle s’occupe premièrement de son âme, de son éducation religieuse, morale, politique, de tout ce qui l’affranchit de ses passions et d‘une partie de ses besoins, de tout ce qui le rend libre, et de tout ce qui peut le rendre grand. L’assistance honore quand elle joint au pain qui nourrit la visite qui console, le conseil qui éclaire, le serrement de la main qui relève le courage abattu ; quand elle traite le pauvre avec respect, non seulement comme un égal, mais comme un supérieur, puisqu’il souffre ce que peut-être nous ne souffrirons pas, puisqu’il est parmi nous comme un envoyé de Dieu pour éprouver notre justice et notre charité, et nous sauver par nos œuvres. Alors l’assistance devient honorable, parce qu’elle peut devenir mutuelle, parce que tout homme qui donne une parole, un avis, une consolation aujourd’hui, peut avoir besoin d’une parole, d’un avis, d’une consolation demain, parce que la main que vous serrez serre la vôtre à son tour, parce que cette famille indigente que vous avez aimée vous aimera, et qu’elle se sera plus qu’acquittée quand ce vieillard, cette pieuse mère de famille, ces petits enfants, auront prié pour vous » [Article d’octobre 1848]

Lettre à un responsable d’un collège d’enfants de riches
Mais je m’assure qu‘ils sont ainsi parce qu’une chose a manqué à leur éducation, il y a une chose qu’on ne leur a point enseignée, une chose qu’ils ne connaissent que de nom et qu’il faut avoir vu souffrir aux autres pour apprendre à la souffrir quand elle viendra tôt ou tard. Cette chose, c’est la douleur, c’est la privation, c’est le besoin. Il faut que ces jeunes seigneurs sachent ce qu’est la faim, la soif, le dénuement d’un grenier. Il faut qu’ils voient des misérables, des parents malades, des enfants en pleurs. Il faut qu’ils les voient et qu’ils les aiment. Ou cette vue réveillera quelque battement dans leur cœurs, ou cette génération est perdue. Mais il ne faut jamais croire à la mort d’une jeune âme chrétienne : elle n’est pas morte, elle dort.
Bientôt vos meilleurs jeunes gens, divisés en petites escouades de trois, de quatre, accompagnés d’un maître, vont monter l’escalier de l’indigent. Vous les verrez revenir à la fois tristes et heureux. Tristes du mal qu’ils ont vu, heureux du peu de bien qu’ils ont fait. Quelques-uns s’y porteront froidement, sans intelligence. Mais d’autres s’y embraseront d’un feu qu’ils iront porter dans les villes où les conférences n’existaient point, ou bien ils iront réchauffer les conférences anciennes de Florence, de Gênes, de Milan, de Rome » [Lettre au Père Tommano Pendola du 9 juillet 1853]

S’est lui-même sanctifié, comme laïc,

en vivant pleinement l’Évangile dans tous les aspects de sa vie, notamment dans son combat pour la vérité, la démocratie et l’éducation.
« Ne reléguons point nos croyances dans un domaine de spéculations et de théories ; prenons-les au sérieux et que notre vie en soit l’expression continuelle »

Fut l’inspirateur de la Doctrine Sociale de l’Église :

« L’Évangile est aussi une doctrine sociale » [Article du 12 juillet 1848]

Moraliser l’économie
« Vous m’avez toujours connu passionné pour la liberté, pour les conquêtes légitimes des peuples, pour les réformes qui moralisent les hommes en les relevant, pour ces dogmes d’égalité et de fraternité qui ne sont que l’avènement de l’Evangile dans le domaine temporel »

S’occuper du peuple
« La charité publique doit intervenir dans les crises. Mais la Charité, c’est le Samaritain qui verse de l’huile dans les plaies du voyageur attaqué. C’est à la justice de prévenir les attaques » (Son cours de Droit Commercial en 1840)

L’ouvrier est un associé et non « un instrument dont il faut tirer le plus de service possible au moindre prix ».

« Il faut penser aux problèmes des retraites, à l’organisation des caisses d’assurance contre la maladie, l’invalidité, la vieillesse, le chômage, à la participation des ouvriers par le moyen des actions du travail »

Risque d’explosion sociale
« La question qui divise les hommes aujourd’hui n’est plus une question de formes politiques, c’est une question sociale, c’est de savoir […] si la société ne sera qu’une grande exploitation au profit des plus forts ou une consécration de chacun pour le bien de tous et surtout pour la protection des plus faibles. Il y a beaucoup d’hommes qui ont trop et qui veulent avoir encore ; il y en a beaucoup d’autres qui n’ont pas assez, qui n’ont rien et veulent prendre si on ne leur donne pas. Entre ces deux classes d’hommes, une lutte se prépare et cette lute menace d’être terrible ». (Lettre du 13 novembre 1836)

QUESTIONS

1°) Que pensez-vous de ces textes qui ont plus de cent cinquante ans ?
2°) Vous semblent-ils toujours d’actualité ?
3°) Peuvent-ils nous servir dans notre vie quotidienne ?



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- mis à jour le : dimanche 11 novembre 2018 -