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Spiritualité des confèrences St Vincent de Paul

LUTTE CONTRE LA SOLITUDE

Jésus nous dit de nous occuper de nos frères. C’est une consigne impérative ! En particulier pour ceux qui souffrent de solitude : étranger accueilli, malade ou prisonnier visité.
Normalement, ces textes sont connus de tous. Ne lire que le verset en caractères gras. Cela devrait suffire !

Jésus est notre frère

[Evangile selon Saint Mathieu (XXV ; 31-46

(Ne lire que le verset 40, car les assistants doivent connaitre « Le Jugement Dernier » de cet Evangile)
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, escorté de tous ses anges, alors il prendra place sur son trône de gloire. Devant lui seront rassemblées toutes les nations, et il séparera les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux de sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous est préparé depuis la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. ». Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, étranger et de t’accueillir, nu et de te vêtir, malade ou prisonnier et de venir te voir ? » Et le Roi leur fera cette réponse : « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. ». Alors il dira encore à ceux de gauche : « Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel, qui a été préparé pour le Diable et ses anges. Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger, j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire, j’étais un étranger et vous ne m’avez pas accueilli, nu et vous ne m’avez pas vêtu, malade et prisonnier et vous ne m’avez pas visité. » Alors ceux-ci lui demanderont à leur tour : « Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou prisonnier, et de ne te point secourir ? » Alors il leur répondra : « En vérité je vous le dit, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait ». Et ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à la vie éternelle.

Pour saint Vincent de Paul, le verset 40 ci-dessus est le verset le plus important de l’Evangile. Il l’avait toujours inscrit sur son bureau et méditait tous les matins. Ce n’est pas une option pour nous, c’est une consigne impérative pour tous les chrétiens !

Jugement sur nos actes

Nous serons jugés sur ce que nous avons fait pour les autres [Epitre de Saint Jacques (II ; 14-24


« A quoi cela sert-il mes frères, que quelqu’un dise « J’ai la foi », s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l’un d’entre vous leur dise : « Allez en paix, chauffez vous, rassasiez vous », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte.
Au contraire, on dira : « Toi, tu as la foi, et moi j’ai les œuvres ? Montre-moi ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par les œuvres que je te montrerai ma foi. Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu ? Tu fais bien. Les démons le croient aussi et ils tremblent. Veux-tu savoir, homme insensé, que la foi sans les œuvres est stérile ? Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres quand il offrit Isaac, son fils, sur l’autel ? Tu le vois : la foi coopérait à ses œuvres et par les œuvres sa foi fut rendue parfaite. Ainsi fut accomplie cette parole de l’Ecriture : « Abraham crut à Dieu, cela lui fut compté comme justice » et il fut appelé ami de Dieu »
Vous le voyez : c’est par les œuvres que l’homme est justifié et non par la foi seule. »
Nous devons nous occuper des autres. Ceux qui en ont le plus besoin, ce sont ceux qui sont seuls.

JESUS MONTRE COMMENT CONTACTER LES PERSONNES ISOLEES

Il l’a réalisé de différentes façons :

Visites à domicile.
Jésus nous montre que l’un des meilleurs moyens d’aider les autres, c’est d’aller les voir chez eux
Parfois il s’invite : Visite chez Zachée (Luc XIX, 1-10)
Après être entré dans Jéricho, Jésus traversait la ville. Il y avait là un homme appelé Zachée ; c’était le chef des collecteurs d’impôts et il était riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais comme il était de petite taille, il ne pouvait pas y parvenir à cause de la foule. Il courut alors en avant et grimpa sur un arbre, un sycomore, pour voir Jésus qui devait passer par là. Quand Jésus arriva à cet endroit, il leva les yeux et dit à Zachée : « Dépêche-toi de descendre, Zachée, car il faut que je loge chez toi aujourd’hui ». Zachée se dépêcha de descendre et le reçut avec joie. En voyant cela, tous critiquaient Jésus ; ils disaient : « Cet homme est allé loger chez un pécheur ! ». Zachée, debout devant le Seigneur, lui dit : « Ecoute, Maître, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres et si j’ai pris trop d’argent à quelqu’un, je lui rendrais quatre fois autant ».Jésus lui dit : « Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison, parce que tu es, toi aussi, un descendant d’Abraham. Car le fils de l’homme est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus »

Zachée était riche, mais devait souffrir de la solitude, car les collaborateurs de l’occupant ne sont jamais bien acceptés par les autres citoyens. La venue de Jésus dans sa maison lui fait changer de vie.

Réponse à une imploration

La femme ayant des pertes (Luc VIII, 42-48)
…. La foule le pressait de tout côté. Il y avait là une femme qui souffrait de perte de sang depuis douze ans. Elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait chez les médecins, mais personne n’avait pu la guérir. Elle s’approcha de Jésus par derrière et toucha le bord de son vêtement. Aussitôt ; sa perte de sang s’arrêta. Jésus demanda : « Qui m’a touché ? ». Tous niaient l’avoir fait et Pierre dit : « Maître, la foule t’entoure et te presse de tous côtés » Mais Jésus dit : « Quelqu’un m’a touché, car j’ai senti qu’une force était sortie de moi ». La femme vit qu’elle avait été découverte. Elle vint alors toute tremblante, se jeter aux pieds de Jésus. Elle lui raconta devant tout le monde pourquoi elle l’avait touché et comment elle avait été guérie immédiatement. Jésus lui dit : « Ma fille t’a foi t’a guérie. Va en paix »

C’est la seule fois dans l’Evangile où Jésus appelle une femme « Ma fille », preuve qu’elle était seule, sans famille. Les pertes de sang rendaient les femmes impures chez les Juifs. Elle était donc exclue de la communauté.

L’aveugle Bartimée (Marc X, 46-82)
Ils arrivèrent à Jéricho. Lorsque Jésus sortit de cette ville avec ses disciples et une grande foule, un aveugle appelé Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord du chemin et mendiait. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! ». Beaucoup lui faisaient des reproches pour qu’il se taise, mais il criait encore plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi ». Jésus s’arrêta et dit : « Appelez-le ». Ils appelèrent donc l’aveugle et lui dirent : « Courage, lève-toi, il t’appelle ». Alors il jeta son manteau, sauta sur ses pieds et vint vers Jésus. Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? ». L’aveugle lui répondit : « Maître, fais que je voie de nouveau ». Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a guéri ». Aussitôt il put voir et il suivait Jésus sur le chemin.

Les infirmes étaient suspects : était-ce eux ou leurs parents qui avaient péché ? Ils devaient mendier pour survivre. C’est encore un solitaire que Jésus guérit.

Un lépreux (Mathieu VIII, 1-4)
Jésus descendit de la montagne et une foule de gens le suivirent. Alors un lépreux s‘approcha, se mit à genoux devant lui et dit : « Maître, si tu le veux, tu peux me rendre pur » ; Jésus étendit la main, le toucha et déclara : « Je le veux, sois pur » ; Aussitôt, l’homme fut purifié de sa lèpre. Puis Jésus lui dit : « Ecoute bien ; ne parle de cela à personne. Mais va te faire examiner par le prêtre, puis offre le sacrifice que Moïse a ordonné, pour prouver à tous que tu es guéri »

Les lépreux étaient exclus de la société. Le risque de contagion les rendait impurs. Ils vivaient hors des villages de façon souvent misérable. Jésus demande à celui-ci qu’il vient de guérir, de respecter la loi de Moïse pour que sa guérison soit constatée et qu’il soit réintégré dans la société.

Jésus est pris de pitié

La veuve et son fils (Luc VII, 11-17)
Jésus se rendit ensuite dans une localité appelée Naïm. Ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Au moment où il approchait de la porte de cette localité, on menait un mort au cimetière : c’était le fis unique d’une veuve. Un grand nombre d’habitants de l’endroit se trouvaient avec elle. Quand le Seigneur la vit, il fut rempli de pitié pour elle et lui dit : « Ne pleure pas ! »Puis il avança et toucha le cercueil : les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ! ». Le mort se dressa et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. Tous furent saisis de crainte, ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète est apparu parmi nous ! » et aussi : « Dieu est venu secourir son peuple ». Et dans toute la Judée et les environs, on apprit ce que Jésus avait fait.

Jésus est rempli de pitié. Une veuve n’ayant qu’un fils était vouée à la misère s’il mourrait. Les parents âgés ne pouvaient compter que sur leurs enfants pour avoir une fin de vie décente. C’est une fois de plus une personne isolée que Jésus secoure.



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- mis à jour le : vendredi 20 avril 2018 -