Attention dimanche 25 novembre Messe à 10 h à Jeanne d’Arc* ( messe des familles) au lieu de 9h30

C.C.F.D

805 millions de personnes souffrent encore de la faim au XXIème siècle, soit 1 personne sur 9 ! Alors que les changements climatiques risquent d’accentuer encore cette crise humanitaire profonde, le CCFD-Terre Solidaire et ses 400 partenaires s’engagent plus que jamais.

Le CCFD-Terre Solidaire est au côté des femmes et des hommes qui se lèvent et inventent des solutions concrètes pour lutter contre la faim. Il n’intervient jamais sur des projets élaborés de l’extérieur mais sur des programmes définis par le partenaire, en prise directe sur les situations locales ; programmes qui s’inscrivent dans la durée.

« Nous avons besoin de grandir dans une solidarité qui doit permettre à tous les peuples de devenir eux-mêmes les artisans de leur destin, de même que chaque homme est appelé à se développer ».

(La joie de l’Évangile, p113)

Là-bas → Agir pour le développement

Le CCFD soutien des projets locaux implicants des acteurs locauxavec lesquels il entretient des relations de long terme afin de construire ensemble une vision de développement.

Ici → promouvoir la solidarité

Le CCFD méne un travail d’éducation au développement afin de sensibiliser l’opinion aux réalités internationales et à la nécéssité de la solidarité internationale.


PAR LE PARTAGE ..
FAISONS ENSEMBLE GAGNER L’ESPÉRANCE

Pour rejoindre le CCFD ou participer à une de leurs actions contacter le délégué de la paroisse ou la délégation de l’Hérault.

Délégation CCFD de l’Hérault
Permanence : lundi-mardi-jeudi-vendredi 9h15 à 11h45
PAROISSE STE THERESE 42 AVENUE D’ASSAS 34000 MONTPELLIER
téléphone : 04 67 60 55 48

EVENEMENTS

    décembre 2018
    Jeudi 13 décembre 17:45-19:15
    C.C.F.D : Réunion du C.C.F.D
    Lieu : Ste Jeanne d’Arc


Deux volontaires péruvienne et vietnamienne acceuillies à Grenoble par le CCFD-Terre Solidaire (portraits)

Depuis longtemps la Délégation catholique pour la coopération (DCC) envoie des volontaires dans les pays du Sud pour des missions de un ou deux ans. Dans le cadre du projet « Volontaires internationaux de Réciprocité », ce sont cette fois deux volontaires originaires du Vietnam et du Pérou qui ont travaillé pendant plusieurs mois à Grenoble avec le CCFD-Terre Solidaire.

Phong, 25 ans : "Expérimenter pour mieux développer"

« Venir en France ? C'était un rêve », se souvient Phuong en sirotant un chocolat à une terrasse de café. « Je viens d'un petit village à 100 kilomètres de Hanoï, au Vietnam, et depuis mes 10 ans, j'apprends le français ! » Se retrouver à 25 ans volontaire internationale au CCFD-Terre Solidaire semble presque naturel dans le parcours très studieux de la jeune vietnamienne.

À 18 ans, Phuong quitte sa famille pour des études de langue et de commerce dans la capitale. C'est là qu'elle découvre « le monde associatif, le bénévolat, l'engagement et une passion pour les langues étrangères ». Alors qu'elle planche sur les grandes règles du commerce international, elle multiplie les engagements : guide touristique bénévole, interprète pour des projets associatifs ou encore animatrice du réseau des volontaires français au Vietnam. « J'ai vite senti que cette notion de réciprocité me parlait plus que celle du commerce et de l'entreprise », lance-t-elle malicieusement.

Un volontariat de "réciprocité"

Son diplôme en poche, Phuong se met en quête d'un nouvel engagement. Séduite par son expérience, la Délégation catholique pour la coopération retient sa candidature pour être « Volontaire internationale de Réciprocité ». Phuong atterrit donc à Grenoble, avec Claudia, venue du Pérou, pour contribuer à l'organisation du premier Forum international pour le Bien vivre qui s'est tenu du 6 au 8 juin dernier.

Sa mission dans la « capitale des Alpes » ? Monter une petite agence de communication composée de jeunes du monde entier pour couvrir le Forum . « J'ai joué le rôle de coordinatrice pour trouver les jeunes, les former à la communication et la rédaction d'articles... »

Travailler sur la préparation du Forum a attisé sa curiosité :

« La notion du bonheur est différente en fonction du pays d'où l'on vient. Penser cette notion dans le cadre d'un événement international m'a fait beaucoup réfléchir sur celle du développement. »

Le pays de Phuong est « sorti de la guerre depuis seulement trente ans et peine à nourrir toute sa population ». Concevoir le développement dans des rapports entre le Sud et le Nord est pour elle « l'un des principaux leviers de changement pour améliorer les regards entre les peuples et donc, imaginer un monde meilleur ».

Après six mois en France, elle remarque que c'est aussi ici que les choses se jouent :

« J'ai été très surprise de constater la méconnaissance des Français de la culture asiatique. Je dois souvent expliquer que le Vietnam et la Chine sont des pays très différents, avec des langues différentes. »

La jeune femme a découvert en France la force de « la pensée critique ».

« Chez nous, la hiérarchie est très présente à chaque niveau de la société. Il est interdit de contester l'entreprise ou juste de débattre. Ici, en France, il y a beaucoup de discussions, de débats, chacun est amené à développer son avis. Quel apport pour les jeunes ! »

Même si dans son pays, le changement des mentalités prendra du temps, Phuong y retournera forte de cet échange de réciprocité.

« Je souhaite par-dessus tout développer le monde associatif dans mon pays. Et pourquoi pas, monter des projets de coopération entre la France et le Vietnam ? »

Claudia Sanchez, 24 ans : "Créer des ponts entre les cultures"

Dans un français hésitant mais toujours impeccable, Claudia Sanchez, péruvienne et volontaire en France, raconte son parcours. Après son bac, la jeune femme choisit une formation d'assistante sociale. Puis elle enchaîne, pour payer ses études, diverses expériences associatives à travers le pays. Elle découvre le rôle de l'art dans le développement de l'enfant, le microcrédit dans une association qui soutient des femmes au sud du Pérou, le commerce équitable pour améliorer les revenus des petits agriculteurs, ou encore la lutte menée contre le travail des enfants. Elle explique :

« Les réalités péruviennes sont très éloignées des bonnes conditions de vie françaises. Même quand ils vont à l'école, les enfants doivent travailler pour subvenir aux besoins familiaux. »

L'un des buts de son séjour est de vivre l'expérience d'un échange Sud-Nord pour valoriser la rencontre interculturelle et se laisser surprendre par l'autre. « Certains Français ont une vision très manichéenne des pays en développement, souligne-t-elle. Si un pays est pauvre, comme le Pérou, ils n'imaginent pas que toutes sortes d'initiatives solidaires y sont développées, alors que parfois, la solidarité est plus forte qu'en France ! » À Grenoble, elle a aussi participé à l'organisation du premier Forum international pour le Bien vivre.

Et ça tombe bien :

« En France, le “bien-être” ou le “bonheur” est une notion individualiste qui se limite à réduire le consumérisme et à retrouver un équilibre intérieur. Tandis que chez nous, le “Buen vivir” appelle à soutenir la communauté par la philosophie, l'écologie : à mieux vivre ensemble finalement. »

À la fin de son service international, fin juin, Claudia se rendra au Guatemala avec l'ONG Brigades de paix internationales.

Elle envisage de monter des projets de coopération autour de la jeunesse :

« pour créer des ponts entre les cultures, même si se comprendre les uns les autres reste difficile ».

Clémentine Méténier

Pour en savoir plus sur la DCC, qui fait partie de la collégialité du CCFD-Terre Solidaire, regarder la vidéo ci-dessous :



Documentaire : Où sont donc les résultats de la révolution tunisienne ?

Sept ans après la chute de l'ancien régime, la désillusion semble l'impression la plus partagée en Tunisie. La diminution du chômage, le développement des régions marginalisées, le respect de l'administration... Rien de ce qui aurait dû concrétiser l'exigence de dignité exprimée durant l'hiver 2010-2011 n'est advenu.

Où sont donc les résultats de la révolution ? s'interroge Teycir Ben Naser, réalisatrice de ce documentaire.

Dans un road movie à travers la Tunisie, elle est allée chercher la réponse au plus près d'initiatives citoyennes très diverses. Qu'elles soient dans le champ environnemental :

  • restauration de la biodiversité
  • récupération d'une oasis de palmiers-dattiers confisquée par l'État depuis la colonisation
  • culture avec des semences traditionnelles

Ou dans le champ culturel ou éducatif :

  • expérience pédagogique dans le club de français d'un lycée
  • café culturel

Chacune de ces actions, engage bien au-delà d'elles-mêmes. Elles révèlent la force d'une citoyenneté libérée de la pesanteur d'un État distant et investi dans des luttes d'intérêts. Les vrais dépositaires de l'espoir soulevé en 2011 sont là, enracinés dans leur société et dans leur terre. Sans tomber dans l'écueil d'un lyrisme béat, ce film parvient à réenchanter la révolution.

La Révolution est là.

Un documentaire de Teycir Ben Naser, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire.

Thierry Brésillon

sujet : A l'agenda

Cop 24 : Accorder l'humain et la planète, les initiatives qui marchent ! (carte interactive)

Il peut sembler difficile d'articuler écologie et droits humains. Pourtant, le CCFD-Terre Solidaire accompagne ses partenaires dans le déploiement de solutions durables ! Aux quatre coins du monde, fleurissent des alternatives qui font leurs preuves. Embarquez dans un tour du monde de ces initiatives qui marchent, grâce à notre carte interactive !

A noter : certaines entrées de la carte contiennent des vidéos ! Pensez à cliquer sur les images pour les agrandir et pouvoir lire les vidéos !

sujet : Nos projets

COP 24 : quels enjeux pour notre planète et l'humanité ? (vidéos)

Du 2 au 14 décembre 2018, les dirigeants du monde entier se réunissent à Katowice, en Pologne, à l'occasion de la COP24. Trois ans après l'Accord de Paris, la COP24 marque une nouvelle étape dans les négociations internationales pour lutter contre des dérèglements climatiques. Quels sont les enjeux de ce grand rassemblement pour le climat, alors qu'un compte à rebours irréversible s'enclenche ?

Qu'est-ce qu'une COP ?

Organisées dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies, les négociations climatiques internationales – les COP – ont lieu une fois par an.

L'objectif ? Lutter contre les bouleversements climatiques et leurs impacts en obtenant une réduction mondiale des émissions de gaz à effet de serre.

Qui sera à la Cop 24 ?

La COP24 réunira :

  • les représentants de 190 Etats,
  • des ONG
  • certains acteurs privés (entreprises)

Le CCFD-Terre Solidaire sera représenté par Anne-Laure Sablé, chargée de plaidoyer climat et souveraineté alimentaire. Pour suivre les négociations au jour le jour, vous pouvez suivre son compte Twitter. @AnneLaureSable

Une accélération des dérèglements climatiques au-delà des prévisions initiales

Le 8 octobre 2018, les experts internationaux du GIEC ont sonné l'alarme de l'urgence climatique dans un nouveau rapport aux conclusions particulièrement préoccupantes.

L'ONU n'a pas tardé à se joindre à ce cri d'alerte en estimant à seulement deux années le temps qu'il nous reste pour rectifier notre trajectoire.

De nouveaux dirigeants mondiaux hostiles aux engagements de lutte contre le réchauffement climatique

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, dont le pays est deuxième plus gros émetteur de gaz à effets de serre après la Chine, s'est retiré de l'Accord de Paris.

Au Brésil, le nouveau président Jair Bolsonaro, qui entrera en fonction en janvier, souhaite remettre en question la protection de la forêt amazonienne, vitale pour l'équilibre climatique de la planète.

Les autres pays devront donc être capables de s'allier pour ne pas renoncer à une lutte collective des Etats, indispensable contre les dérèglements climatiques

Les effets du réchauffement se font déjà sentir, particulièrement pour les populations les plus vulnérables.

Partout dans le monde, le CCFD-Terre Solidaire est témoin des difficultés des populations confrontées aux dérèglements climatiques et de leurs efforts pour y faire face.

La Cop 24, un bilan à mi-parcours préoccupant pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris

  • Des engagements insuffisants

En 2015, 196 Etats ont signé l'Accord de Paris. Son objectif est de limiter le réchauffement à 2°C. Sa mise en œuvre est prévue seulement à partir de 2020. Nous sommes donc à mi-parcours de la phase préparatoire.

Les Etats signataires ont, suite à l'accord de Paris, pris une première volée d'engagements. Problème : même si ces engagements sont respectés, le réchauffement global atteindrait 3,5°C d'ici 2100 ! Dans cette perspective, la COP24 doit conduire les Etats à revoir leurs ambitions à la hausse afin de respecter le cadre de l'Accord de Paris.

  • Une mise en œuvre qui se fait attendre

Or à ce jour, seuls 16 pays ont tenus leurs engagements de 2015. Comme l'écrasante majorité des pays riches, qui sont aussi les plus grands contributeurs aux dérèglements climatiques, la France ne fait pas partie de ces bons élèves. Elle a pris du retard dans les secteurs du transport, du bâtiment et de l'agriculture.

Lire aussi : le dossier de presse du Réseau Action Climat

COP 24 : Quels résultats attendus ?

  • Un premier bilan des progrès réalisés par les Etats
  • L'annonce de nouveaux engagements plus ambitieux.
  • L'adoption d'un manuel des règles d'application de l'Accord de Paris. C'est la crédibilité de l'Accord qui est en jeu à travers ce manuel qui va fixer les règles concernant la mise en œuvre opérationnelle des engagements de l'Accord. Les ONG, dont le CCFD-Terre Solidaire, demandent que ces règles incluent le respect des droits humains, de la sécurité alimentaire et de l'égalité hommes femmes.

La Cop 24 marque également le lancement du programme Koronivia sur l'agriculture

Pour le CCFD-Terre Solidaire c'est l'aboutissement d'un long travail de plaidoyer pour une meilleure prise en compte de l'agriculture dans la question climatique.

  • Au terme de la COP 21, le CCFD-Terre Solidaire s'était inquiété de la non prise en compte de la sécurité alimentaire et des droits humains dans les négociations.
  • Depuis 2015, il s'est mobilisé à travers un travail de plaidoyer pour que l'agriculture soit mieux prise en compte dans les négociations climatiques. Lors de la COP 23 de Marrakech, il s'est particulièrement mobilisé en faveur d'une proposition de programme de travail sur l'agriculture.
  • La COP24 va justement marquer le début du programme Koronivia sur ce thème, avec un premier atelier prévu le 3 décembre. Ce programme, résultat du plaidoyer porté ces dernières années par le CCFD-Terre Solidaire et ses alliés, va permettre de placer la question de l'agriculture au cœur des négociations. Le GIEC a notamment placé la question de l'agriculture au cœur de son dernier rapport, à travers la problématique de la séquestration du carbone dans les sols agricoles. Cette question de la séquestration est portée par le CCFD-Terre Solidaire depuis longtemps. Nous avons donc un rôle à jouer en tant qu'experts lors de l'atelier.


Rendez-vous le 8 décembre pour faire résonner l'alarme pour le climat !

Découvrez les initiatives qui marchent avec notre carte interactive !

sujet : Environnement

Cameroun : Les restrictions de la liberté d'expression marquent un signal inquiétant du nouveau mandat du Président Biya (communiqué)

• Au moins six journalistes arbitrairement arrêtés dans le cadre de leur travail
• Disparition forcée d'un défenseur des droits humains
• Huit ONG internationales interpellent les autorités

Le 7 octobre 2018, le Président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a été réélu pour un septième mandat, dans un contexte de recrudescence des violations des droits humains et une forte dégradation de la situation sécuritaire, particulièrement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays.

Alors que plusieurs observateurs ont relevé une mobilisation citoyenne inédite à l'occasion de l'élection présidentielle, les attaques et la répression à l'encontre des défenseurs des droits humains et autres acteurs de la société civile redoublent. « Le fait de porter une voix critique au sein des médias ou des réseaux sociaux, de manière professionnelle ou non, en particulier sur la situation des droits humains n'est pas un délit. Les attaques contre les défenseurs doivent cesser » rappelle Alexandra Poméon, Responsable de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme (FIDH/OMCT) pour la FIDH. Pourtant au Cameroun, les membres d'organisations de la société civile indépendante font régulièrement l'objet d'actes d'intimidations et de harcèlement, y compris judiciaire. Ces derniers exercent leurs activités de défense des droits humains dans un contexte tendu et à risque.

L'inquiétude grandit parmi eux, particulièrement depuis que leur confrère Franklin Mowha, Président de l'association de défense des droits humains Frontline Fighters for Citizen Interest (FFCI), est porté disparu depuis le 6 août 2018 alors qu'il était en mission à Kumba, dans la région du Sud-Ouest, pour documenter des cas de violations des droits humains en lien avec la crise sociopolitique dans les régions anglophones. Sur ce cas, les autorités gardent le silence malgré une plainte déposée le 4 septembre 2018.

Au moins six journalistes arrêtés

« A cause des arrestations, il devient de plus en plus difficile pour les journalistes indépendants et les membres de la société civile de jouer leur rôle en toute sécurité alors que dans le contexte actuel, l'information, le dialogue et la participation de toutes les composantes de la société sont indispensables, » affirme Emilie Leroux, Chargée de mission Cameroun (CCFD-Terre Solidaire).

Ainsi, au moins six journalistes ont été arrêtés à travers le pays ces dernières semaines essentiellement suite à la publication d'informations critiques à l'endroit des autorités camerounaises quant à la gestion de la crise anglophone. Plusieurs d'entre eux sont actuellement harcelés par la justice en raison de l'exercice légitime de leur profession, à l'instar de Michel Biem Tong, Directeur du site d'informations en ligne Hurinews et défenseur des droits humains.

Arbitrairement détenu depuis le 23 octobre 2018, Michel Biem Tong a été placé, le 15 novembre 2018, sous mandat de dépôt par le Tribunal militaire de Yaoundé pour « apologie du terrorisme, déclarations mensongères, outrage au Chef de l'État ».

« Compte tenu du manque d'indépendance et d'impartialité inhérent aux tribunaux militaires, au Cameroun comme ailleurs, ils ne devraient en aucun cas être compétents pour juger des civils, » déclare Samira Daoud, Directrice régionale adjointe pour l'Afrique de l'Ouest et centrale d'Amnesty International.

Les organisations signataires demandent la libération immédiate et sans conditions de Michel Biem Tong et l'abandon de toutes les charges retenues contre lui. Elles appellent également à l'ouverture d''une enquête indépendante et impartiale sur la disparition forcée de Franklin Mowha.

Les organisations signataires appellent la France et l'Union européenne, partenaires du Cameroun, à exhorter les autorités camerounaises à mettre un terme aux entraves aux libertés publiques et à garantir, en toutes circonstances, la protection des défenseurs des droits humains et des journalistes. La communauté internationale, et en particulier les Nations unies et l'Union africaine, devrait se saisir de la question.

Une instrumentalisation de la loi antiterroriste

Alors que le pays fait face depuis 2014 à de violentes attaques terroristes perpétrées dans la partie septentrionale par le groupe armé Boko Haram, le gouvernement fait un usage abusif de la loi n°2014/028 du 23 décembre 2014 portant répression des actes de terrorisme contre des voix considérées comme dissidentes, notamment à l'égard des journalistes et des organisations de la société civile.

En plus de définir de manière très large le terrorisme, cette loi ne précise pas ce qui constitue l' « apologie ». Dans les faits, des paroles ou des écrits publics pacifiques peuvent tomber sous le coup de la loi lorsqu'ils sont critiques à l'endroit des autorités et les personnes ciblées encourent des peines allant jusqu'à la peine de mort.

« Le fait que le Cameroun soit confronté à deux crises sécuritaires majeures ne doit pas être utilisé pour restreindre, sous couvert de la lutte contre le terrorisme, les libertés publiques dans le pays et plus particulièrement les libertés d'expression, » indique Clément Boursin, Responsable des programmes Afrique (ACAT).

La loi antiterroriste devrait être révisée afin de la rendre conforme au droit international indiquent les organisations signataires.

Les seules réponses sécuritaire et militaire ne viendront pas à bout des crises multiformes que traverse la société camerounaise. Leur résolution ne peut se faire que dans le respect des droits humains ce qui implique nécessairement des enquêtes indépendantes et impartiales pour faire toute la lumière sur les crimes commis et établir les responsabilités de leurs auteurs.

Associations signataires :
• Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT-France)
• Amnesty International
• CCFD-Terre Solidaire
• Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), dans le cadre de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme
• Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), dans le cadre de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme
• Réseau Foi et Justice Afrique Europe
• Secours catholique – Caritas France
• Tournons la page

Contacts médias :
• Mariam Chfiri, ACAT France | Tel : +33 1 40 40 40 24 | Email : mariam.chfiri@acatfrance.fr
• Service de presse pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Amnesty International Tel : +221 77 658 62 27 ou +221 33 869 82 31|Email : press@amnesty.org | Twitter : @amnestyWaro.
• Sophie Rebours, CCFD-Terre Solidaire | Tel : +33 1 44 82 80 64 / 07 61 37 38 65|Email : s.rebours@ccfd-terresolidaire.org
• Audrey Couprie / Samuel Hanryon, FIDH | Tel : +33 1 43 55 25 18 | Email : presse@fidh.org
• Marta Gionco, OMCT | Tel : +41 22 809 49 39 | Email : mgi@omct.org


Offre d'emploi : Accompagnateur Administratif et Financier - Ile de France (F/H)

Depuis plus de 55 ans, le CCFD-Terre Solidaire soutient chaque année près de 700 projets d'associations partenaires au Sud, sur quatre continents, au sein de relations pérennes.

Soutenir des actions locales dans les pays du Sud, sensibiliser l'opinion française à la solidarité internationale, agir sur les politiques par le plaidoyer pour s'attaquer aux causes profondes de la pauvreté sont les trois leviers d'actions complémentaires de notre association.

Fort de l'engagement de plus de 15 000 bénévoles, le CCFD-Terre Solidaire est aujourd'hui la première ONG française de développement et de solidarité.

Un poste d'accompagnateur.trice administratif.ve et financier.ière en Ile de France est à pourvoir en contrat à durée indéterminée au sein de la Direction de la Mobilisation Citoyenne du CCFD-Terre Solidaire.

MISSION

Il/elle contribue au renforcement et au développement du bénévolat par un appui et un accompagnement technique du Réseau en région Ile de France sur deux volets principaux : administratif/comptable/financier et collecte/développement des ressources.
Rattaché.e au responsable de Service Ile de France / Hauts de France, il/elle travaille en lien avec trois chargé.es de développement associatif sur huit délégations.

ACTIVITES PRINCIPALES

Assurer un appui technique auprès des bénévoles en charge du volet administratif, comptable et financier

  • Assurer le support de premier niveau (conseil, dépannage, réponse aux questions) et accompagner la résolution des difficultés de traitement des opérations comptables et financières en lien avec les directions concernées (Direction Administrative et Financière ; Direction Développement des Générosités, Service Animation et Appui aux Acteurs)
  • Accompagner l'organisation du traitement des dons
  • Promouvoir l'utilisation des outils et bases de données (Donateurs, Bénévoles, etc…) et s'assurer d'une bonne saisie dans les bases de données
  • Faciliter la mise en place de la nouvelle base de données en promouvant son utilisation
  • Impulser et mettre en œuvre une organisation qui permette une mise à jour systématique de la base de données
  • Prévenir les risques en assurant un contrôle trimestriel du respect des procédures comptables, administratives et financières à partir de l'outil de diagnostic et alerter son responsable hiérarchique en cas de problème
  • Accompagner les trésoriers pour traduire le plan d'action en déclinaison financière (budget etc.)

Assurer un appui technique en lien avec le service animation et appui aux acteurs et la Direction Développement des Générosités auprès des bénévoles sur le volet collecte et développement des ressources

  • Assurer le support de premier niveau sur les bases de données (conseil, dépannage, réponse aux questions)
  • Participer à l'analyse de la base de données donateurs afin d'en intégrer les enseignements dans l'animation des territoires
  • Appuyer l'organisation de la mobilisation des ressources lors des événements dans les territoires notamment lors de la campagne de Carême
  • Accompagner la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie de diversification des ressources au niveau diocésain et régional
  • Assurer une veille sur les opportunités de financements institutionnels et territoriaux

Impulser une réflexion et expérimenter avec les bénévoles en responsabilité, en lien avec la Direction administrative et financière et la Direction du développement des générosités, une organisation interdiocésaine et/ou régionale sur les volets administratif/comptable/financier et collecte/développement des ressources

  • Faciliter la mutualisation et l'échange de pratiques entre délégations et/ou entre régions

Sur le volet administratif/comptable/financier et le volet collecte/développement des ressources, participer à la recherche de bénévoles et au renforcement de leurs capacités

  • Recruter et/ou participer au recrutement de ces bénévoles
  • Participer aux dynamiques de formation en facilitant l'échange d'expériences et la mutualisation
  • Faciliter/accompagner la prise de responsabilité des bénévoles référents
  • Faciliter l'émergence et/ou le fonctionnement de groupes régionaux autour des activités administratives et financières et de diversification des ressources

Activités secondaires sur le volet logistique et communication

  • Faciliter le traitement de l'information tant au niveau interne (fichiers et listings) qu'externe (outils et supports de communication)
  • Promouvoir la plateforme collaborative interne La Place
  • Participer au montage d'événements régionaux et de réunions d'instances régionales sur la logistique des rencontres (réservations, inscriptions), la gestion des événements et du budget, la communication (interne et externe)
  • Stimuler la réflexion autour de l'accueil de public : animer une réflexion/formation sur l'accueil, les locaux et les permanences sur le territoire
  • Conseiller et soutenir l'organisation des tâches administratives (commande, prestataires, livraisons, gestion des stocks)

Le (la) chargé(e) de développement associatif sera amené(e) à :

  • Contribuer aux réflexions sur la stratégie d'appel des bénévoles sur les territoires
  • Evaluer et capitaliser ses pratiques dans un objectif d'amélioration des pratiques et procédures
  • Participer à l'amélioration des pratiques dans le cadre des journées métier AAF

PROFIL ATTENDU

  • Intérêt pour le projet associatif du CCFD-Terre Solidaire
  • Connaissances de base en gestion comptable et financière
  • Expérience de travail sur un logiciel comptable et sur une base de données
  • Expérience en relation avec des bénévoles
  • Expérience en recrutement de bénévoles
  • Formation et/ou expérience en animation
  • Une connaissance du tissu ecclésial serait un plus
  • Capacités pédagogique
  • Capacité d'adaptation à des interlocuteurs multiples
  • Sens de l'organisation
  • Esprit d'initiative et autonomie
  • Aisance relationnelle, écoute
  • Qualité rédactionnelle
  • Maîtrise des outils bureautiques (Pack Office)

Le poste requiert :

  • D'être domicilié(e) dans la région
  • D'être titulaire du permis de conduire
  • Une disponibilité pour des déplacements fréquents sur la région
  • Une disponibilité pour travailler certains soirs et week-end

CONTRAT ET REMUNERATION

Ce poste est basé à Paris dans les locaux du CCFD-Terre Solidaire rue Guy de la Brosse (métro Jussieu).

Il s'agit d'un poste en contrat à durée indéterminée à temps plein (sur la base d'un forfait heure de 1598,20 heures de travail par an). Le poste est à pourvoir le plus tôt possible.

Rémunération brute : 29.6k€uros sur 13 mois. Statut employé. Mutuelle. Titres repas.

Les candidatures sont à adresser dès que possible et au plus tard le 16 décembre 2018 sous la référence 756, par courriel uniquement à : ccfd-313570@cvmail.com

Le CCFD-Terre Solidaire se garde le droit d'entériner le processus avant la date indiquée. Toute personne envoyant un dossier de candidature recevra une réponse, merci de ne pas appeler.


Offre d'emploi : Chargé.e de Relations Médias (F/H)

Depuis plus de 55 ans, le CCFD-Terre Solidaire soutient chaque année près de 700 projets d'associations partenaires au Sud, sur quatre continents, au sein de relations pérennes.

Soutenir des actions locales dans les pays du Sud, sensibiliser l'opinion française à la solidarité internationale, agir sur les politiques par le plaidoyer pour s'attaquer aux causes profondes de la pauvreté sont les trois leviers d'actions complémentaires de notre association.

Fort de l'engagement de plus de 15 000 bénévoles, le CCFD-Terre Solidaire est aujourd'hui la première ONG française de développement et de solidarité.

Un poste de Chargé(e) de relations médias sur les sujets liés au plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire est à pourvoir en CDD au siège de l'association, dès que possible pour une durée de un mois renouvelable.

MISSION :

Sous l'autorité de la Directrice de la Communication et de l'Information, vous avez pour mission de développer la notoriété du CCFD-Terre Solidaire à travers ses actions et ses prises de parole dans les médias.

Au sein du service de presse, en partenariat avec la chargée de relations médias sur les sujets institutionnels et partenariats internationaux, vous serez en particulier chargé(e) des sujets liés au plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire.

ACTIVITES PRINCIPALES :

Mettre en œuvre la stratégie de relations presse et d'influence, plus particulièrement sur le plaidoyer, en collaboration avec la chargée de relations médias sur les sujets institutionnels et avec la direction du plaidoyer

  • Contribuer à la réflexion sur le positionnement
  • Elaborer un plan médias (presse écrite, web, audiovisuelle, réseaux sociaux)
  • Evaluer les actions à l'aide d'indicateurs
  • Contribuer à la gestion du budget dédié aux relations presse

Mettre en place et coordonner les actions destinées aux médias

  • Rédiger des communiqués, dossiers de presse et tribunes
  • Organiser des conférences, points presse et voyages de journalistes
  • Gérer au quotidien les demandes presse
  • Encadrer et conseiller les porte-paroles internes auprès des journalistes
  • Accompagner les campagnes de plaidoyer de l'Association
  • Appuyer le réseau de salariés et bénévoles du CCFD-Terre Solidaire dans les relations avec les médias locaux et régionaux

Mettre à jour la base des contacts presse et développer des liens avec les journalistes

Assurer le relai des actions presse vers les autres vecteurs de communication

  • En interne avec le site internet, les réseaux sociaux, le magazine bimestriel…

Contribuer au fonctionnement de la Direction de la communication et de l'information (participation aux activités transversales de la direction, réflexion sur la stratégie…)

Durant la période du CDD envisagé, les relations médias du CCFD-Terre Solidaire seront très marquées par la campagne de Carême.

PROFIL :

Savoirs :

  • Très bonne connaissance de l'univers des médias (presse écrite, audiovisuelle, réseaux sociaux)
  • Très bonne connaissance des questions de développement et de solidarité internationale. La connaissance du CCFD-Terre Solidaire serait un plus.
  • Bonne maîtrise de l'anglais. La connaissance de l'espagnol serait un plus.
  • Bonne connaissance des réseaux sociaux et en particulier twitter
  • Bonne maîtrise des outils bureautique (Pack Office), des réseaux sociaux et interface numérique (base de contacts, envoi de communiqué, revue de presse en ligne…)

Savoir-faire / savoir-être :

  • Grande capacité de réactivité et d'adaptation
  • Qualités relationnelles et esprit d'équipe
  • Très bonne expression orale (en particulier sur des sujets sensibles)
  • Capacités rédactionnelles confirmées
  • Gestion des priorités, respect des délais, sens de l'organisation, capacité à travailler dans l'urgence
  • Autonomie et grande rigueur
  • Dynamisme
  • Engagé/e, vous adhérez aux valeurs du CCFD-Terre Solidaire.

CONTRAT ET REMUNERATION :

Il s'agit d'un poste en contrat à durée déterminée de un mois à temps plein (sur la base d'un forfait annuel de 205 jours de travail). L'emploi sera localisé à Paris au siège de l'association.
Rémunération brute annuelle : 35.8K€ (sur 13 mois). Statut cadre. Mutuelle. Titres repas.

Le poste est à pourvoir immédiatement.

Les candidatures sont à adresser dès que possible et au plus tard le 10 décembre 2018 sous la référence 754, par courriel uniquement à : ccfd-048978@cvmail.com

Compte tenu de l'urgence du recrutement, le CCFD-Terre Solidaire se garde le droit d'entériner le processus avant la date indiquée. Toute personne envoyant un dossier de candidature recevra une réponse, merci de ne pas appeler.


Faisons résonner l'alarme pour le climat : rendez-vous le 8 décembre 2018 !

Alors que la COP24 battra son plein en Pologne, le CCFD-Terre Solidaire sera présent lors de la grande marche mondiale "Climate alarm". Ensemble, mobilisons-nous pour un changement réel de nos modèles de développement destructeurs de l'environnement et humainement intenables.

Il souffle, le vent du changement !

Après deux mobilisations sans précédent pour le climat en septembre et en octobre 2018, le CCFD-Terre Solidaire soutient la marche du 8 décembre.

L'événement est mondial ! Il sera organisé dans différentes villes à travers tout le territoire français.

Retrouvez la mobilisation la plus proche de chez vous : Carte interactive des initiatives pour le climat

Dans le contexte de la COP24, qui se tiendra à Katowice, en Pologne, du 2 au 14 décembre, le moment est idéal pour rappeler aux dirigeants du monde entier que leurs peuples appellent de leur voeux des mesures fortes. Aujourd'hui, il n'est plus temps de tergiverser.

Trois ans après la COP21, les experts internationaux du GIEC nous rappellent qu'il y a urgence. Malgré les engagements pris par les Etats, nous nous engageons collectivement sur la pente extrêmement glissante d'un réchauffement climatique bien supérieur à l'objectif de 1,5°C fixé par l'Accord de Paris.

Pourtant, les citoyens et les citoyennes du monde entier se lèvent pour exiger le changement. La nécessité d'une transition globale est attendue sur tous les continents. Grâce à son action partenariale, le CCFD-Terre Solidaire occupe une position privilégiée pour observer et diffuser cette aspiration qui transcende les frontières.

Le 8 décembre, nos bénévoles seront présents pour faire résonner à l'unisson leurs voix et celles de nos partenaires, afin de faire rimer lutte contre les dérèglements climatiques et solidarité internationale.

Rejoignez-nous pour faire sonner l'alarme de l'urgence climatique !

sujet : Se mobiliser

« Laissez-nous les aider ! » Objectif : un million de signatures

Près de 200 organisations de la société civile lancent un appel pour que l'Europe change sa politique migratoire et renonce notamment au délit de solidarité. Objectif : recueillir un million de signatures dans au moins sept Etats membres de l'Union Européenne, d'ici le 14 février 2019. Et la vôtre ?

La solidarité n'est pas un délit !

Partout, des citoyennes et des citoyens européens donnent de leurs temps et de leur énergie, voire un toit, à des personnes exilées qui sont venues chercher une protection ou un avenir meilleur en Europe.

Or dans douze Etats membres de L'Union Européenne, dont la France, la solidarité est jugée comme un délit.

Je signe la pétition

En Italie, début octobre, c'est le maire de Riace, connu pour avoir revitalisé son village grâce à l'accueil de centaines de personnes migrantes, qui a été arrêté pour aide à l'immigration clandestine.
En Hongrie, le simple fait d'offrir des conseils juridiques peut être pénalisé.
En France, sept personnes risquent la prison pour avoir aidé en avril dernier des personnes migrantes en danger dans les Alpes, dans le cadre d'une marche solidaire visant à dénoncer les opérations d'intimidation violente du groupuscule Génération Identitaire, qui lui… n'a pas été inquiété.

La coalition d'organisations de la société civile européenne qui promeut cette pétition pour une Europe accueillante porte une triple revendication :

  • que la Commission offre un soutien direct aux groupes locaux venant en aide aux réfugiés ;
  • qu'elle mette fin au délit de solidarité ;
  • qu'elle garantisse des mécanismes de défense à toutes les personnes victimes d'exploitation économique et de criminalité en Europe ainsi qu'à celles dont les droits humains sont violés à nos frontières.

Une pétition pas comme les autres

Dans ce contexte, chaque voix recueillie pour l'ICE compte. Date butoir : le 14 février 2019.

Les personnes qui ont l'habitude de signer des pétitions en deux clics, pourraient être intriguées par toutes les informations – adresse, date de naissance, numéro de carte d'identité etc.- exigées. C'est que l'ICE étant un instrument juridique formel, les signatures doivent être certifiées. Que l'on se rassure : toutes les informations sont cryptées puis stockées temporairement sur un serveur sécurisé. Elles ne peuvent être utilisées dans un autre cadre que cette ICE et seront détruites à la fin de celle-ci.

Laissez-les se défendre

Car c'est le paradoxe. Nos frontières sont devenues des zones de non-droits où des milliers de personnes demandant l'asile sont traquées, violentées et refoulées, souvent par les forces de police, en violation de la Convention de Genève.

Les Iles grecques de Lesbos, Chios, Leros, Samos et Kos, ces fameux centres de tri au large de la Turquie, sont aujourd'hui des prisons à ciel ouvert où les besoins les plus basiques - soins, sécurité, éducation pour les personnes mineures – ne sont pas garantis.

Les personnes migrantes sont aussi les premières victimes d'exploitation par le travail et d'abus en tout genre, mais la peur d'être interpelées par la police en raison de leur statut réduit leurs chances de déposer une plainte et d'obtenir réparation.

Nina Marx chargée de programme Migrations internationales au CCFD Terre solidaire estime :

« L'initiative citoyenne européenne "Nous sommes une Europe accueillante : apportons notre aide !" est une formidable opportunité d'unir nos voix en faveur d'un changement de politique migratoire au niveau européen, fondée sur les droits fondamentaux des personnes. S'en tenir à des gouvernances nationales est voué à l'échec. Idéalement, il faudrait même une politique commune au niveau internationale. »

Qu'est-ce qu'une Initiative citoyenne européenne ?

Une initiative citoyenne européenne (ICE) est un outil de démocratie participative permettant aux citoyennes et citoyens européens de faire des propositions législatives dans les domaines relevant de la compétence de la Commission européenne. Si la pétition d'une ICE recueille, en un an, un million de signatures provenant d'au moins sept États membres de l'UE, la Commission européenne est obligée de se prononcer.

En 2014, l'ICE « Right2Water » avait obtenue de la Commission européenne que celle-ci fixe un cadre renforçant le droit à l'eau et à l'assainissement dans tous les pays de l'UE.

Les ICE examinées par la Commission européenne n'obtiennent pas nécessairement gain de cause, mais elles ont l'avantage de créer le débat au sein de l'opinion publique, en donnant notamment une tribune aux organisations qui les défendent lors d'une audition publique organisée au Parlement européen.

Une ICE, portant sur les migrations est une première. "A l'approche des élections européennes et dans un contexte où les questions migratoires seront au cœur des campagnes des partis d'extrême droite, l'enjeu est fort de faire entendre des propositions alternatives. " insiste Nina Marx.

Je signe la pétition

Bénédicte Fiquet

sujet : Agir


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- mis à jour le : dimanche 16 décembre 2018 -