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C.C.F.D

Agir pour plus de solidarité

805 millions de personnes souffrent encore de la faim au XXIème siècle, soit 1 personne sur 9 ! Alors que les changements climatiques risquent d’accentuer encore cette crise humanitaire profonde, le CCFD-Terre Solidaire et ses 400 partenaires s’engagent plus que jamais.

Le CCFD-Terre Solidaire est au côté des femmes et des hommes qui se lèvent et inventent des solutions concrètes pour lutter contre la faim. Il n’intervient jamais sur des projets élaborés de l’extérieur mais sur des programmes définis par le partenaire, en prise directe sur les situations locales ; programmes qui s’inscrivent dans la durée.

« Nous avons besoin de grandir dans une solidarité qui doit permettre à tous les peuples de devenir eux-mêmes les artisans de leur destin, de même que chaque homme est appelé à se développer ».

(La joie de l’Évangile, p113)

Là-bas → Agir pour le développement

Le CCFD soutien des projets locaux implicants des acteurs locauxavec lesquels il entretient des relations de long terme afin de construire ensemble une vision de développement.

Ici → promouvoir la solidarité

Le CCFD méne un travail d’éducation au développement afin de sensibiliser l’opinion aux réalités internationales et à la nécéssité de la solidarité internationale.


PAR LE PARTAGE ..
FAISONS ENSEMBLE GAGNER L’ESPÉRANCE

Pour rejoindre le CCFD ou participer à une de leurs actions contacter le délégué de la paroisse ou la délégation de l’Hérault.

Délégation CCFD de l’Hérault
Permanence : lundi-mardi-jeudi-vendredi 9h15 à 11h45
PAROISSE STE THERESE 42 AVENUE D’ASSAS 34000 MONTPELLIER
téléphone : 04 67 60 55 48

Haïti : Stop au silence et à la complicité internationale

82 organisations (syndicats, ONG, associations, mouvements paysans, féministes, citoyens) haïtiennes, françaises, belges, canadiennes, espagnoles, allemandes et béninoises appellent à mettre fin au silence et à la complicité internationale vis-à-vis d'Haïti.

Depuis juillet 2018 et à de nombreuses reprises, dans un contexte de détérioration des droits et des conditions de vie, les Haïtien.nes se sont mobilisés avec force et courage contre l'appauvrissement, la corruption et l'autoritarisme.

Avec pour seules réponses : la répression du gouvernement de Jovenel Moïse, l'opposition feutrée ou explicite de la « communauté » internationale.
En deux ans, la situation s'est encore aggravée, et se caractérise essentiellement par :

L'appauvrissement : les conditions de vie des Haïtiens, déjà précaires (59% en situation de pauvreté), n'ont cessé de se détériorer. L'inflation et la dévaluation de la monnaie locale, la confiscation des institutions et politiques publiques par une élite corrompue ont un peu plus hypothéqué l'accès aux services sociaux de base, au premier rang desquels l'éducation et la santé.

La corruption : la Cour Supérieure des Comptes a documenté le gaspillage et le détournement du fonds de 1,5 milliard d'euros de l'accord Petrocaribe, destinés à des projets de développement. Les hommes d'affaires haïtiens ainsi que la classe politique, dont le président Jovenel Moïse, sont mis en cause.

La terreur : explosion de l'insécurité, prolifération, renforcement et convergence de gangs armés. Le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a documenté 159 personnes assassinées et 92 autres blessées – y compris des enfants – entre janvier et juin 2020, en raison de la violence liée aux gangs. Ces gangs sont à l'origine d'au moins quatre massacres (le dernier, fin août-début septembre), dont le plus meurtrier est celui de La Saline, où au moins 71 personnes ont été tuées dans la nuit du 13 au 14 novembre 2018. Des enquêtes nationales et internationales ont mis en cause la responsabilité d'un ancien policier, Jimmy Chérisier, alias « Barbecue », ainsi que les liens entre les bandes armées et le pouvoir, au point d'évoquer un « massacre d'État ».

L'impunité : le scandale Petrocaribe démontre non seulement la gravité, mais aussi le caractère systématique de la corruption, qui se nourrit et renforce l'impunité. Aucune avancée dans les enquêtes sur la corruption, les violations de droits humains et les massacres, aucun procès à l'horizon. Les enquêtes sont au point mort, les massacres demeurent impunis, et les victimes sans recours.

Lire aussi le témoignage de notre chargé de mission : Haïti, les raisons de la colère et le sursaut de la société civile

Discrédité, contesté par une très grande majorité des Haïtien.nes qui, au cours de ces deux dernières années, ont manifesté leur ras-le-bol, le président Jovenel Moïse tient largement grâce au soutien des États-Unis, et à la subordination des autres pays et des instances internationales, dont l'Union européenne (UE).

De la sorte, ils sont devenus les complices directs et indirects du pouvoir haïtien.

Les condamnations morales et les appels à une solution consensuelle ne changent rien, et font l'impasse sur le fait qu'il existe déjà en Haïti un très large consensus contre le président actuel.

Le temps presse

Un cap a été franchi ces dernières semaines avec l'assassinat du bâtonnier du barreau de Port-au-Prince, Maître Monferrier Dorval, le massacre de Bel-Air, un quartier populaire du centre de Port-au-Prince, et la mise en place inconstitutionnelle d'un Conseil électoral provisoire pour hâter la tenue d'échéances électorales et la réforme de la Constitution. Il y a là une course contre la démocratie.

Aucune condition n'est réunie pour des élections libres et crédibles. Ni les conditions juridiques (violation des règles constitutionnelles), ni les conditions techniques (absence de bureaux locaux, de matériel dont les nouvelles cartes d'identité de la firme allemande Dermalog, accusée qui plus est de corruption, etc.) ni les conditions démocratiques (les conseillers électoraux ne représentent pas les divers secteurs de la nation, et n'ont pas été choisis en accord avec les organisations de la société civile comme c'est prévu).
Encore moins de sécurité : la représentante des Nations Unies en Haïti fait état de la mainmise des bandes armées dans les quartiers populaires de Port-au-Prince, « sans doute afin d'exercer une influence sur le résultat des élections dans ces circonscriptions ».

De plus, vu le contexte et la défiance généralisée envers leurs dirigeants et les institutions, la grande majorité en Haïti ne veut pas de ces élections. S'agit-il dès lors de les imposer contre la volonté des Haïtien.nes eux-mêmes ?
Dans les conditions actuelles, plutôt que d'offrir un moyen d'exprimer librement la souveraineté populaire, ces élections participent de la reproduction d'un « système », contre lequel le peuple lutte.


Le changement commence en mettant fin à l'impunité.
Et en luttant contre les conditions et les acteurs qui la permettent et s'en servent.
Cela passe notamment par la mise en place du procès Petrocaribe, par le jugement des responsables des violences et des massacres, par la mise à l'écart de toute personne citée dans les affaires en cours, et, surtout, par le respect des voix et des droits des Haïtien.nes.

En conséquence, nous exigeons de la communauté internationale et singulièrement du Core Group [1] de mener une diplomatie basée sur :

1.La souveraineté des Haïtien.nes, qui ose se démarquer et s'opposer à toute ingérence, dont celle constante des États-Unis.

2. Les revendications des Haïtien.nes de mettre fin à l'impunité et d'assurer une transition, en appuyant et en accompagnant leur travail pour un jugement juste et équitable des responsables des massacres et de la dilapidation des fonds Petrocaribe.

3. Le refus d'apporter un soutien économique, politique et moral à une réforme constitutionnelle et à des élections qui, dans les conditions actuelles, s'apparentent à une mascarade au service du pouvoir.

4. La redevabilité aux citoyen.nes haïtien.nes et des pays dits « amis d'Haïti » des mesures prises jusqu'à présent en leurs noms. Nous voulons entre autres savoir pourquoi l'UE a octroyé 63,3 millions d'euros d'appui budgétaire au gouvernement de Jovenel Moïse, alors que les conditions de gestion des risques et d'État de droit n'étaient pas réunies, et quel usage a été fait de cet argent. De même, nous voulons que l'UE se donne les moyens de répondre et de vérifier les accusations de corruption émises à l'encontre de société allemande Dermalog.

Organisations signataires :

ActionAid France, France
Alternatives, Canada
Asbl Theux/Saint-Michel en Haïti, Belgique
Association L'Appel, France
Association Monique Calixte, France
Comité pour l'abolition des dettes illégitimes (CADTM), Belgique
Carrefour Jeunesse Bénin, Bénin
Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement – Terre Solidaire (CCFD-Terre Solidaire), France
Centre de recherches et d'initiatives de solidarité internationale (CEDETIM), France
Centre francophone de recherche partenariale sur l'assainissement, les déchets et l'environnement (CEFREPADE), France
Centre d'Éducation Populaire André Genot (CEPAG), Belgique
Centre tricontinental-CETRI, Belgique
Centre International de Documentation et d'Information Haïtienne, Caribéenne et Afro-canadienne en France (CIDIHCA), France
Centre international de solidarité ouvrière (CISO), Canada
Clowns Sans Frontières, Canada
Centre national de coopération au développement (CNCD-11.11.11), Belgique
Codeart, Belgique
Collectif Haïti de France, France
Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (CE-JILAP), Haïti
Confédération Syndicale Internationale (CSI), International
Confédérations des Travailleurs Haïtiens (CTH), Haïti
Confédération Travailleurs des Secteurs Publics et Privés (CTSP), Haïti
Coopération Éducation Culture (CEC), Belgique
Coordination Europe-Haïti (COEH), Europe
Centre de recherche et d'information pour le développement (CRID), France
Confédération des syndicats chrétiens (CSC), Belgique
Easy Asbl, Belgique
Enfant Haïtien France Action (E.H.F.A), France
Échanges et Synergie ASBL, Belgique
Enfant du monde, France
Enfants soleil, France
Entraide et Fraternité, Belgique
Fédération Nationale des Syndicats en Éducation (FENASE), Haïti
Fédération Nationale des Travailleurs en Éducation et en Culture (FENATEC), Haïti
Fédération Générale du Travail de Belgique (FGTB) wallonne, Belgique
Fédération Générale du Travail de Belgique (FGTB), Belgique
FIAN, Belgique
Flore des femmes de Cayes Jacmel, Haïti
Fondation Frantz Fanon, France
Fondation Max Cadet relais « France-Europe », France
France Amérique Latine (FAL), France
Frères des Hommes, Belgique
Gafe Haïti, Haïti
Geomoun, Belgique
Groupe d'Appui à la Solidarité Haïtienne (GRASH-ESPAÑA), Espagne
Groupe de Réflexion et d'action pratique pour le Développement d'Haïti (GRAPD), France
Groupement des Educateurs sans Frontières (GREF), France
Hercule Haïti, France
Immigration Développement Démocratie (IDD réseau), France
Informationsstelle Lateinamerika - Le magazine d'Amérique latine (ILa), Allemagne
Initiative Artisans, Haïti
Institut Culturel Karl Levêque (ICKL), Haïti
Institut de Technologie et d'Animation (ITECA), Haïti
Intersendikal Premye Me-Batay Ouvriye, Haïti
Jardins Wanga Nègès, Haïti
Liège Aide Haïti, Belgique
Ligue des Droits de l'Homme (LDH), France
Lyon-Haïti Partenariats (LHP), France
Medico international, Allemagne
Mouvement de la Paix, France
Mouvement des Travailleurs et des Citoyens (MTC), Haïti
Mouvement Paysan de Papaye (MPP), Haïti
Neges Mawon, Haïti
Nou pap dòmi, Haïti
Plateforme Altermondialiste, Canada
Plateforme haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), Haïti
Plateforme Haïti.be, Belgique
Pazapas ASBL, Belgique
Pour une transition éducative, France
Rasanble pou chanje, Haïti
Relais France Max Cadet, France
Réseau Foi & Justice Afrique Europe, France
Réseau d'information et de documentation pour la solidarité et le développement durable (RITIMO), France
Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Haïti
Réseau Sud-est de Défense des Droits Humains (RESEDH), Haïti
Syndicat des Employés de l'Office National d'Assurance-vieillesse (SE-ONA), Haïti
Solidarité Laïque, France
Tet Kole Ti Peyizan Ayisyen, Haïti
Union syndicale Solidaires, France
Via Don Bosco, Belgique
Wereldsolidariteit-Solidarité Mondiale (WSM), Belgique
Yes Akademia ONG (YAKA), France
Et plus de 300 signatures individuelles.


[1] États-Unis, Canada, Allemagne, Espagne, Brésil, France, UE, Organisation des États Américains (OEA) et Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies.

sujet : Haïti

Crise alimentaire : les chiffres qui inquiètent (infographie)

Retrouvez aussi notre infographie sur les causes de la faim dans le monde


Littoral en danger : subir ou agir ?

Pollution maritime, changement climatique, érosion côtière, catastrophes naturelles… Subir ou agir ? Les témoins de ce film ont opté pour la résilience et nous livrent leurs secrets pour préserver les humains et la nature en alliant les deux.

- Télécharger le livret d'animation pour les jeunes

- Télécharger le livret d'animation adultepdf/livret_d_animation_film_littoral_en_danger_vf.pdf

Annexes :

Télécharger le photolanguage
BD de notre partenaire Kiara sur les Pecheurs face à la Polderisation à Jakarta
BD de notre partenaire Kiara sur les mines qui detruisent la mer
BD de notre partenaire Kiara Cauchemar à Palu
BD sur les déchets
BD Changement climatique et pêcheur


Peuples de pêcheurs : des savoirs au service de la sécurité alimentaire

À partir d'exemples français, indonésiens, mauritaniens et sénégalais, ce film aborde les menaces pesant sur les ressources provenant de la mer. Mais il traite surtout des solutions apportées par les communautés littorales dépendantes de la mer, afin d'assurer la sécurité alimentaire du monde.

- Télécharger le livret d'animation


Femmes engagées pour protéger la mer

Quand on pense à la pêche, on pense aux pêcheurs avant tout. Mais la pêche artisanale implique aussi beaucoup de femmes, souvent invisibilisées, tout comme les défis auxquelles elles doivent faire face. Ce film les rend visibles et montre avec quel courage, quelle ingéniosité et quelle ténacité elles s'organisent pour protéger les océans, la ressource, et les métiers qui gravitent autour.

Télécharger le livret d'animation


Journée mondiale de l'alimentation : en Haïti, la population a faim

A l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation, écoutons Jules Girardet nous parler de la situation en Haïti où plus de 42 % de la population est en situation d'urgence alimentaire.

Haïti figure parmi les 10 pays au monde où l'aggravation de l'insécurité alimentaire est la plus forte, sans que le pays ne connaisse ni guerre ni conflits. Les ménages pauvres ne sont plus en mesure de subvenir à leurs besoins alimentaires immédiats.

On estime que le panier de biens alimentaires de base a connu une augmentation de 29%.

Cette crise alimentaire a plusieurs causes : une dégradation économique globale, des mauvaises saisons agricoles provoquées par des sécheresses à répétition, et une crise politique.

Le pays a été marqué récemment par le soulèvement de la population face aux scandales de corruption, détournements de fonds publics, et dérives autoritaires. La population s'inquiète aussi de la montée en puissance des gangs armés.

L'épidémie du coronavirus
a d'autant plus compliqué la situation. L'économie informelle dont dépendent pour survivre de nombreux haïtiens, est mise à mal.

La fermeture des frontières et la limitation de la circulation ont empêché les populations rurales et paysannes d'avoir accès aux marchés pour vendre leurs productions et s'approvisionner. Dans un pays où l'ensemble de l'économie est basée sur le commerce de proximité, les stocks de marchandises et de biens alimentaires sont limités.

D'ici la fin de l'année, près de la moitié de la population pourrait se retrouver en situation d'urgence alimentaire.

Tet Kolé, un mouvement paysan défendant les intérêts des familles paysannes et un système de production local, tente à son échelle de venir en aide aux personnes en détresse alimentaire.

Le CCFD-Terre Solidaire soutient Tet Kolé pour apporter un appui direct au secteur paysan afin de relancer la production locale et aider la population notamment dans les zones les plus reculées du pays.

Vous aussi, vous souhaitez soutenir ces femmes et ces hommes à lutter contre la faim ?

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Offre d'emploi : Chargé.e de mission partenariat Asie du Sud Est

Depuis 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire soutient chaque année plus de 460 projets d'associations partenaires au Sud, sur quatre continents, au sein de relations pérennes.
Soutenir des actions locales dans les pays du Sud, sensibiliser l'opinion française à la solidarité internationale, agir sur les politiques par le plaidoyer pour s'attaquer aux causes profondes de la pauvreté sont les trois leviers d'actions complémentaires de notre association.
Fort de l'engagement de plus de 11 000 bénévoles, le CCFD-Terre Solidaire est aujourd'hui la première ONG française de développement et de solidarité.

Un poste de Chargé(e) de Mission pour l'Asie (Sud Est : Indonésie & Timor Leste) est à pourvoir au sein du Service Asie de la Direction du Partenariat International (DPI) du CCFD-Terre Solidaire.

MISSION

Sous la responsabilité du responsable du Service Asie il /elle est chargé(e) de mettre en œuvre les objectifs définis par le CCFD-Terre Solidaire dans le cadre du Rapport d'Orientation (RO) et de la Politique d'Appui aux Partenaires pour les pays dont le suivi lui est confié.

Elle/il est particulièrement chargé(e) de suivre les initiatives locales de développement correspondant aux orientations du CCFD-Terre Solidaire et mises en œuvre par des partenaires locaux (programmes, projets, actions de renforcement des capacités d'acteurs locaux, etc.).

ACTIVITES PRINCIPALES :

1. Propose et met en œuvre la stratégie de partenariat du CCFD-Terre Solidaire pour les zone(s) & thématiques qui lui sont confiées

  • Elabore les propositions stratégiques pluriannuelles concernant ses zones et thématiques de travail en matière de partenariat (plans d'action tri annuels) et leur révision - évaluation périodique, en lien avec le Service Asie et les instances associatives compétentes.
  • Assure le suivi des partenariats du CCFD-Terre Solidaire sur la / les zone(s) :

• Effectuer des missions régulières dans les pays d'Asie du Sud Est (Indonésie et Timor Leste)
• Veiller à la cohérence entre l'action des partenaires et la stratégie du CCFD-Terre Solidaire ;
• Apporter des appuis / conseils aux organisations partenaires ;
• Favoriser la participation des partenaires à des dynamiques régionales, voire internationales ;
• Assure l'instruction interne et le suivi des projets financés par le CCFD-Terre Solidaire, coordonne les évaluations s'y rapportant, met à jour la base de données sur les partenariats.

  • Assure une veille sur les évolutions et les enjeux géopolitiques, socioéconomiques et environnementales dans la / les zone(s), ainsi que sur les dynamiques des sociétés civiles locales.
  • Participe au montage et au suivi de demandes de cofinancement en lien avec le service Cofinancements de la DPI et le(s) partenaire(s) concerné(s). Sur cette zone 2 cofinancements sont actuellement mis en œuvre.

2. Contribue aux objectifs d'éducation au développement et de communication du CCFD-Terre Solidaire

  • Co-construit avec le Réseau de bénévoles du CCFD – Terre Solidaire et la Direction de la Mobilisation Citoyenne les démarches de rapprochement réseau/partenaire.
  • Communique à l'interne comme à l'externe, et écrit des articles pour la presse interne du CCFD-Terre Solidaire et les médias, en lien avec la Direction de la communication et de l'information.
  • Participe à des activités organisées par / avec le réseau des bénévoles du CCFD-Terre Solidaire pour témoigner des réalités des pays suivis en lien avec la Direction de la Mobilisation Citoyenne.
  • Organise l'accueil en France de délégations de partenaires de la / des zone(s) géographique(s) placées sous sa responsabilité, dans le cadre d'animations ou d'événements organisés par le CCFD-Terre Solidaire.

3. Contribue à la stratégie de plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire

  • Participe à l'élaboration de textes d'analyse et de positionnement et aux stratégies de plaidoyer et lobbying menées par la Direction du Plaidoyer concernant les zones et thématiques dont il/elle a la charge.
  • Développe des activités de plaidoyers / lobbying sur les zones et thématiques dont il / elle a la charge, en alliance avec des partenaires locaux et/ou d'autres organisations européennes, et ce, en lien avec la Direction du Plaidoyer.

4. Autres activités :

  • Participe aux activités transversales de la Direction du Partenariat International ou du CCFD-Terre Solidaire pour lesquelles le Service Asie est concerné (par ex. capitalisation de pratiques, etc.).

PROFIL SOUHAITE

  • Adhésion aux valeurs et aux missions du CCFD-Terre Solidaire.
  • Expérience au sein de la société civile en Asie (Sud-Est en particulier).
  • Capacité d'analyse sur des contextes géopolitiques, économiques, culturels, sociaux et religieux
  • Bonne connaissance dans un ou plusieurs des domaines suivants : les mouvements sociaux (populations indigènes, mouvements féministes, mouvements paysans, syndicats, migrations), l'écologie politique, les accords de libre-échange, les flux commerciaux et d'investissements étrangers.
  • Expérience souhaitée de travail en partenariat avec des organisations de la société civile en Asie : pratiques en matière d'appui-conseil stratégique, renforcement des capacités, suivi dans la mise en œuvre de programmes et de réseaux à visée de transformation sociale.
  • Bonne capacité de rédaction et de synthèse et de prise de parole en public
  • Maitrise des outils de gestion de projet (cadre logique, évaluation, indicateurs de résultats et d'impact) et expérience en matière de cofinancement avec des bailleurs institutionnels.
  • Sens de la diplomatie et sensibilité politique.
  • Capacité à travailler en équipe.
  • Maîtrise des outils informatiques.
  • Français et Anglais de niveau professionnel nécessaire (la maitrise d'autres langues pratiquées dans la région serait un plus).

DISPONIBILITE

  • Pour réaliser au moins 3 missions par an dans la zone (chaque mission durant 12 jours minimum)
  • Pour participer aux commissions du partenariat international (deux week-ends par an)
  • Pour réaliser des interventions occasionnelles en France auprès du Réseau de bénévoles du CCFD-Terre Solidaire en région, participer à des activités organisées par les bénévoles ayant lieu principalement les soirs de semaine ou les week-ends

CONTRAT

Ce poste, basé à Paris au siège de l'association, est à pouvoir dès que possible.
Il s'agit d'un poste en contrat à durée indéterminée à temps plein (sur la base d'un forfait annuel de 205 jours de travail
Rémunération annuelle brute : 39,3k€uros sur treize mois. Statut cadre. Mutuelle. Titres repas.

Les candidatures (CV + lettre de motivation) sont à adresser dès que possible et au plus tard le 02/11/2020 sous la référence 828 par courriel à : ccfd-662961@cvmail.com

Le CCFD-Terre Solidaire se garde le droit d'entériner le processus avant la date indiquée. Toute personne envoyant un dossier de candidature recevra une réponse, merci de ne pas appeler.


En Haïti, la population lutte contre la crise alimentaire

Aujourd'hui, Haïti figure parmi les 10 pays au monde où l'aggravation de l'insécurité alimentaire est la plus forte. Jules Girardet, chargé de mission Haiti, nous explique comment l'aide s'organise

Depuis des décennies, Haïti fait face à des crises récurrentes liées à des troubles socio-politiques et économiques, des chocs sanitaires, mais aussi des catastrophes naturelles.

Au fil des années, ces crises ont favorisé l'accroissement de l'insécurité alimentaire dans le pays. La crise liée au COVID-19 vient encore aggraver la situation.

Aujourd'hui 42% de la population en situation d'urgence alimentaire.
C'est à dire 4,1 millions de personnes, soit l'équivalent du nombre d'habitants de Paris et la petite couronne.

Dans ce contexte, les actions de nos partenaires locaux envers la population sont essentielles :
- prévention,
- sensibilisation,
- soutien à la relance de la production agricole…

Soutenir le CCFD-Terre Solidaire, c'est soutenir des actions vitales et durables pour les populations vulnérables

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Au Brésil, la solidarité du Mouvement des Sans Terre face à la crise alimentaire

Alors que la Covid 19 a déjà fait plus de 150 000 morts au Brésil, plus de 15 millions de personnes sont sur le point de basculer dans l'extrême pauvreté et de faire revenir le pays sur la carte de la faim. Le Mouvement des Sans Terre, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, se mobilise pour apporter de l'aide aux plus démunis

Le Mouvement des Sans Terre brésilien créé en 1978 regroupe aujourd'hui près de 350 000 familles.

Depuis quelques année le mouvement met l'accent sur l'agroécologie : produire plus, produire mieux, pénétrer dans les filières de distribution pour relever le pari de l'alimentation des brésiliens par les petits producteurs familiaux.

Dans le contexte de la Covid 19 et de grande précarisation de la vie quotidienne, le mouvement représente un refuge et un recours pour beaucoup de familles sans ressources. Le mouvement a distribué près de 3000 tonnes de nourriture depuis le de la pandémie

C'est notre responsabilité d'aider les travailleurs des favelas ! Nous devons produire, mais surtout nous devons nous assurer que ce que nous produisons aille à ceux qui en ont le plus besoin.
Celui qui a déjà manqué de nourriture un jour connait le bonheur de recevoir ne serait-ce qu'un kilo d'aliment, surtout des aliments sains"
Geronimo Da Silva (un des dirigeants du Mouvement des Sans Terre)

Vous aussi, vous avez envie d'apporter une aide vitale et durable aux populations les plus vulnérables ?

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Un réseau d'ONG européennes publie un rapport : " l'initiative de suspension de la dette du G20 revient à écoper le Titanic avec un seau"

Paris, le 14 octobre 2020 - Alors que les ministres des Finances du G20, réunis aujourd'hui, doivent décider des suites à donner à l'Initiative de Suspension du Service de la Dette (ISSD) lancée en avril dernier , le réseau européen sur la dette et le développement Eurodad publie un nouveau rapport intitulé « L'Initiative de suspension du service de la dette du G20 : écoper le Titanic avec un seau ? » .

Ce rapport met en lumière l'incapacité de cette initiative à répondre à l'ampleur actuelle des besoins des pays du Sud. Pour faire face à cette crise d'ampleur qui s'annonce, la société civile rappelle qu' il est urgent d'annuler les paiements de dettes des pays en difficulté et de soutenir l'adoption de solutions plus ambitieuses et systémiques au sein de l'ONU, afin d'éviter que les pays du Sud et leurs populations ne plongent dans une crise économique et humanitaire plus profonde.

L'Initiative de suspension du service de la dette lancée par le G20 en avril a offert un petit répit à certains pays les plus pauvres. Mais, comme l'explique Iolanda Fresnillo d'Eurodad, autrice du rapport, “Les suspensions accordées à ce jour ne représentent que 1,6% des remboursements dus par les pays en développement en 2020”. Seuls 46 pays ont en effet à ce jour bénéficié du moratoire, pour un report de 5,3 milliards de dollars seulement, au lieu des 12 milliards initialement annoncés. “Cette initiative de suspension temporaire est très limitée, tant en termes de montant de la dette suspendue, que de pays bénéficiaires ou de créanciers concernés, surtout quand on tient compte de la gravité de la crise dans les pays en développement” ajoute Mme Fresnillo.

En effet, comme l'explique Lison Rehbinder, du CCFD-Terre Solidaire “aucune mesure n'ayant été prise pour imposer la participation des banques multilatérales de développement et des créanciers privés, les ressources dégagées par la suspension des paiements de la dette bilatérale officielle risquent d'être utilisées pour rembourser d'autres créanciers - en particulier privés - plutôt que pour financer les mesures d'urgence auxquelles elles sont destinées. C'est complètement aberrant alors que cette crise augmente justement les besoins d'investissement publics pour financer les services publics et répondre aux besoins de base des citoyen-ne-s”.

Au travers de l'analyse de données disponibles et de sept études de cas au Népal, Cameroun, Kenya, Salvador, Pakistan, Zambie et Philippines, le rapport illustre les lacunes de l'initiative du G20, et souligne la nécessité d'aller au-delà du moratoire.

Les débats à la réunion de ce jour devraient justement porter sur les modalités de mise en œuvre de futurs allègements de dette pour les pays en difficulté. Ces discussions ont lieu encore une fois en l'absence d'un mécanisme complet de restructuration de la dette à l'ONU, que les ONG appellent de leurs vœux et qui offrirait un cadre bien plus adapté. Comme l'explique Louis-Nicolas Jandeaux d'Oxfam France, « l'allègement de la dette tel qu'il est envisagé, dans les cadres du Club de Paris et du FMI, et les nouveaux prêts des institutions financières internationales aboutissent en réalité à un sauvetage du secteur privé et, par les conditionnalités de ces prêts, à des politiques d'austérité destructrices pour les services publics et donc aggravant encore plus les inégalités ».

Nos organisations appellent la France à prendre rapidement position pour une solution juste et durable au problème de la dette des Etats du Sud, par des annulations de dette immédiates pour les pays en difficulté et la mise en place d'un cadre systémique de restructurations à l'ONU.

Contact :
Sophie Rebours
01 44 82 80 64 / 07 61 37 38 65
CCFD-Terre Solidaire
s.rebours@ccfd-terresolidaire.org

Notes aux rédactions

Lien vers le rapport sur le site de la PFDD

Communiqué de la réunion des ministres des Finances du G20 du 15 avril dernier

Eurodad (European Network on Debt and Development) est un réseau composé de 49 organisations non gouvernementales venant de 20 pays européens, dont la PFDD, qui travaillent de concert sur des questions liées à la dette, au financement du développement et à la réduction de la pauvreté : http://www.eurodad.org.

Estimations d'Oxfam

Les 10 principes proposés par la société civile pour une restructuration juste et efficace des dettes


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- mis à jour le : jeudi 22 octobre 2020 -